À PROPOS

SABRINA TEGGAR

 

Née à Genève, Sabrina Teggar se forme à l’École de Photographie de Vevey qu’elle termine en 2003. Après avoir assisté le photographe Adam Savitch dans la création de catalogues pour Piaget, elle installe son studio à Genève. Elle collabore dès lors avec des agences de communication et des magazines et réalise des mandats dans le domaine du luxe et de la mode. Depuis plusieurs années, elle se consacre davantage à ses projets personnels qui aboutissent régulièrement à des expositions. L'Espace Jörg Brockmann (Genève), la Galerie Focale (Nyon), Le Jardin de la Photographie (Bremblens-sur-Morges) ou Les Boutographies (Montpellier) figurent parmi les lieux qui ont accueilli ses travaux. Plus récemment encore, deux séries ont été sélectionnées dans le cadre du projet L’Art à l'Hôpital des Affaires culturelles des Hôpitaux Universitaires de Genève.

 

Le thème de la mémoire hante la démarche photographique de Sabrina Teggar. Parfois bousculée par le tourbillon de la vie, elle éprouve le besoin presque viscéral de se confronter à ses souvenirs. Revisiter le passé en capturant l’instantané lui permet de saisir autrement le sens des évènements. Son appréhension du monde qui l’entoure, des autres ou d’elle-même s’enrichit au gré de ses allées et venues entre songes et réalité. Elle affectionne tout particulièrement l’argentique car il laisse place à la spontanéité et exalte l’imaginaire. Dans ses photographies hautes en couleurs ou délicatement teintées de noirs et blancs, le végétal, le minéral ou l’organique se mêlent à l’onirique et au poétique.

 

Son travail se construit comme un collage, où elle rassemble les pièces au gré des rencontres et leur donne sens dans un concentré d’images, fort et fragile à la fois, parsemé d’ombres ou de fissures. La confusion, le trouble ou le flou sont là eux aussi, puisqu’elle choisit de dévoiler les faces quelquefois sombres de l’existence. Ses photographies ne comportent pas de titres, parce qu’elle ne veut pas orienter la lecture de ce qu’elle laisse entrevoir. L’œuvre de Sabrina Teggar est intuitive et sincère, intime et subtile, semblable à de la dentelle. Chaque photographie raconte une histoire qu’elle ouvre comme les tiroirs d’une grande armoire, représentant l’humanité